Protéger notre planète

Un engagement inscrit dans les gènes du groupe

 

Né du développement de marques fortement ancrées dans leurs terroirs et issues de la transformation de matières premières agricoles, Pernod Ricard demeure profondément attaché à la préservation de l’environnement.

Nos principes en matière de respect de l’environnement sont hérités de Paul Ricard. Le fondateur du Groupe a créé en 1966, l’Observatoire de la mer, devenu l’Institut océanographique Paul Ricard. Situé sur l’île des Embiez dans le Var, cet institut a pour vocation de faire connaître et protéger la mer Méditerranée.

Aujourd’hui, Pernod Ricard est un acteur reconnu de la protection de la biodiversité marine et de la lutte contre les pollutions en mer.

En savoir plus sur l’Institut océanographique Paul Ricard

La nécessité d’une gouvernance environnementale

Chaque étape du cycle de vie de nos produits génère des impacts directs et indirects qui affectent notre environnement. Une réalité alourdie par des phénomènes climatiques et environnementaux à l’origine de risques multiples pour nos activités. Parmi les plus significatifs, l’approvisionnement des matières premières et la gestion de l’eau. Sur la base de ces enseignements, le Groupe s’est doté d’une politique environnementale déployée sous la forme d’une « Roadmap 2020 » qui reprend nos orientations, nos priorités d’action et nos objectifs en la matière. Cette roadmap s’articule autour de 5 priorités.

 

Cette politique vise l’ensemble des activités du Groupe et de la chaîne de valeur, depuis l’approvisionnement en amont, la production, la distribution sur les marchés et jusqu’à la fin de vie du produit. Elle repose sur cinq domaines d’engagement :

- le déploiement d’un système de management environnemental efficace ;

- la promotion d’une agriculture durable et la protection de la biodiversité ;

- la préservation des ressources en eau ;

- la réduction de la consommation d’énergie et de l’empreinte carbone ;

- le développement de produits durables et la réduction de l’impact des déchets.

Elle s’adresse à l’ensemble des parties prenantes, à commencer par tous les collaborateurs à travers le monde, ainsi que nos nombreux fournisseurs et partenaires.

La roadmap environnement du Groupe est construite autour de quatre piliers, chacun contenant des actions spécifiques, avec des jalons précis à atteindre d’ici à 2020. Ces piliers sont les suivants : la gouvernance, la chaîne d’approvisionnement, la gestion des ressources, les marques et consommateurs. Les ambitions du Groupe à 2020, les objectifs associés et les progrès réalisés par piliers sont détaillés dans le document de référence.

Notre politique environnementale est exigeante et certifiée : 95 % des sites de production du Groupe sont certifiés ISO 14001, soit 99.7 % des volumes produits par le Groupe. Toutes nos filiales de production et de distribution sont impliquées dans la préservation de l’environnement.

Roadmap 2020 : Promouvoir une agriculture durable et préserver la biodiversité

Parce que tous nos produits sont issus de matières premières agricoles, nous encourageons des pratiques respectueuses de l’environnement. Au travers de nos activités agricoles propres (6 500 ha de vignobles principalement) comme dans l’achat de produits à nos fournisseurs (près de 2,3 millions de tonnes équivalent chaque année). Pour cela, le Groupe s’appuie sur des référentiels locaux qui exigent notamment :

-  la réduction de l’utilisation d’engrais, la sélection et le recours à des pesticides moins dangereux pour l’environnement ;
-  la maîtrise des consommations d’eau, notamment en privilégiant les techniques d’irrigation au goutte-à-goutte ;
-  la préservation des sols et de la biodiversité ;
-  la formation et l’accompagnement des agriculteurs aux pratiques de l’agriculture durable.

83 % de  vignobles du Groupe sont certifiés selon des standards environnementaux et 99% sont irrigués par goutte à goutte

- «Substainable WineGrowing New Zealand» (SWNZ) en Nouvelle-Zélande ;

- « EntWine Australia » en Australie ;

- « Sustainable Winegrowing Alliance (CSWA) »aux Etats-Unis ;

- Synergia et ISO 14001 en Espagne ;

- Référentiels de viticulture durable des interprofessions du Cognac et du Champagne et ISO 14001 en France

Pour les produits agricoles achetés, les actions du Groupe s’articulent autour de deux axes 1/.l’application de la démarche d’Achats Responsables (cf. paragraphe « L’implication de tous les partenaires du Groupe dans ses engagements S&R ») et .l’identification des risques environnementaux et sociaux dans les filières agricoles.

 

- The Absolut Company et la culture du blé : En Suède, The Absolut Company s’approvisionne exclusivement en blé produit localement, selon un cahier des charges rigoureux en matière d’agriculture raisonnée.

- Yerevan Brandy Company, en Arménie : Notre filiale Yerevan Brand Company achète et distribue aux viticulteurs des produits phytosanitaires conformes à la classification du BNIC (Bureau national interprofessionnel du Cognac), collecte ensuite les déchets d’emballage et s’assure de leur destruction par une société agréée. Elle leur fournit également des pulvérisateurs performants, qui évitent de surdoser les traitements.

- Ricard et l’agriculture raisonnée : En France, une partie du fenouil utilisé pour la production de Ricard est cultivée par des agriculteurs de Provence selon les principes de l’agriculture raisonnée : cette plante, très odorante, favorise le développement de l’entomofaune, en particulier des abeilles,  et entretient ainsi la biodiversité.

Pernod Ricard développe des projets de protection de la biodiversité autour des vignobles qu’elle exploite et encourage ses filiales à préserver la biodiversité. 78% des vignobles en surface ont un programme de préservation de la biodiversité.

De nombreux exemples d’actions engagées depuis plusieurs années par nos filiales illustrent cet engagement :

- un programme de réhabilitation de l’écosystème en Nouvelle-Zélande : restauration des sols, réintroduction d’espèces locales etc. sur neuf hectares dans les zones humides de Kaituna. La filiale a également contribué à la protection d’une espèce locale de faucon grâce à un fonds alimenté par le don de 1 dollar néo-zélandais pour chaque bouteille de vin de la série Living Land vendue

- des mesures de préservation de la biodiversité et de restauration des biotopes des zones de la rivière Jacob’s Creek en Australie.

- des programmes de recherche, menés dans les fermes spécialisées qui cultivent la gentiane jaune (l’ingrédient de base de la Suze), ont permis de préserver 50 000 plantes sauvages chaque année.

Roadmap 2020 : La préservation des ressources en eau

L’eau est le composant fondamental de nos produits. Face aux menaces de raréfaction, la gestion de l’eau est une de nos priorités.

Depuis septembre 2010, Pernod Ricard adhére au CEO Water Mandate des Nations unies (une initiative privée et publique conçue pour aider les entreprises à développer, mettre en place et révéler leurs politiques et pratiques environnementales relatives à l'eau).

Au niveau des sites de production, les sites s’appuient sur 4 leviers pour optimiser la gestion des ressources en eau, et en préserver la qualité et la disponibilité

- mesurer les consommations ;
- s’assurer que les prélèvements ne mettent pas en danger les ressources ;
- engager des actions visant à économiser, réutiliser et recycler l’eau ;
- s’assurer d’un traitement efficace des eaux usées avant leur rejet dans le milieu naturel

Ces actions sont cruciales pour les filiales situées dans des zones géographiques où les réserves en eau sont fragiles.

Les consommations d’eau indirectes engendrées par la production des matières premières agricoles, des matériaux d’emballage, ou encore de l’électricité consommée par le Groupe impactent également les ressources en eau. Ces impacts générés par nos fournisseurs sont abordés à l’aide de la méthodologie dites de l’empreinte eau ou water footprint.

Les sites de production ont diminué leur consommation d’eau par unité de produite de 17% entre 2010 et 2016.

Bonne pratique :

Irish Distillers a réduit de - 35 % sa consommation d’eau par litre d’alcool pur distillé grâce aux investissements fait dans la nouvelle distillerie de Midleton, qui ont permis la mise en place de nombreuses actions d’optimisation, dont la réutilisation des eaux de refroidissement des fermenteurs comme eau de process.

Nos sites sont classés en classer les sites en quatre catégories de risques (important, modéré à important, faible à modéré, faible) en fonction index agrégé combine différents indicateurs individuels de risques physiques, réglementaires et réputationnels. Quatre unités de production sont ainsi situés dans ou à proximité immédiate de zones présentant un niveau de risque important. Ils représentent moins de 1 % de la consommation totale du Groupe, et sont répartis dans 2 pays (Inde et Mexique).

Bonne pratique :

En Inde, où l’eau est enjeu local important, Pernod Ricard India a construit des réservoirs d’eaux pluviales couvrant une surface de 32 000 m2 sur le territoire de Grampanchayat situé à Waghadevnager. Cette eau sera utilisée par les villageois, et permettra aux agriculteurs de disposer de réserves pour l’irrigation de leurs champs et l’approvisionnement en eau potable de leur bétail

Plusieurs types de procédés sont utilisés par les usines du Groupe pour abaisser la charge organique de l’eau et la rendre apte à une réutilisation ou bien à être rejetée dans le milieu naturel : il peut s’agir de la méthanisation par des micro-organismes permettant de produire du biogaz, de traitement aérobie par lagunage, d’une filtration sur membranes, ou bien encore de l’utilisation de plantes pour purifier l’eau dans des systèmes dits de « jardins filtrants »

L’empreinte eau du Groupe représente ainsi l’équivalent de 675 millions de m3 par an, dont 99 % relèvent des approvisionnements en matières premières agricoles. Les autres éléments de la chaîne de production – parmi lesquels la consommation d’eau directe des sites industriels – ne représentent qu’environ 1 % du total. Globalement, les enjeux pour Pernod Ricard liés à la disponibilité de l’eau se situent donc essentiellement chez nos fournisseurs agricoles : ils varient de façon importante d’une région à une autre et doivent donc être abordés au niveau local, en tenant compte des spécificités climatiques»

Roadmap 2020 : Lutter contre le dérèglement climatique

L’intervention de Pernod Ricard s’effectue à 2 niveaux :

-  la mesure de notre empreinte carbone tout au long de la chaîne de production,

-  la mise en œuvre d’actions contribuant à diminuer les émissions de CO2 :

         • sur nos sites de production (émissions de scope 1 et 2),

         • et indirectement chez nos fournisseurs, par une démarche d’écoconception des produits et par l’optimisation de la chaîne logistique (émissions de scope 3).

Le groupe a évalué l’empreinte carbone globale de ses activités selon la méthodologie du GHG Protocol en 2013.  Cette évaluation a confirmé le rôle important des achats de matières premières agricoles (céréales, raisins, vins, alcools, etc. qui pèsent pour 35 % de l’empreinte totale), des achats d’emballages (verre et carton principalement, pour 31 % du total). Les transports représentent 19 % du total. Enfin, les émissions liées à la consommation d’énergie des sites de production (Scopes 1 et 2), ne sont responsables que de 15 % du total de l’empreinte du Groupe nos sites de production.

Réduction des émissions de scope 1 :

Au niveau des sites de production, les actions s’articulent autour de quatre leviers pour réduire les émissions de scope 1 :

- suivi continu des consommations énergétiques ;

- conduite de diagnostics énergétiques approfondis, avec établissement d’objectifs d’économies ;

- déploiement de programmes de réduction des consommations faisant appel à la gestion des procédés et des utilités, et pouvant entraîner des investissements matériels ;

- mise en place de systèmes de management de l’énergie

- recourt à des énergies moins polluantes

Entre 2010 et 2016, les sites de production ont ainsi réduit leur consommation d’énergie par unité de 19%.

Bonne pratique :

Chivas : en Écosse, Chivas Brothers a engagé depuis 2006 un ambitieux plan de réduction des consommations sur l’ensemble de ses sites en investissant dans des équipements plus efficaces (thermo-compresseurs de troisième génération, etc.) et en réalisant des actions de recyclage de l’énergie au sein de son process. Depuis 2010, la consommation d’énergie par litre d’alcool pur produit de l’ensemble des sites de production de Chivas Brothers a ainsi diminué de - 21 %.

Réduction des émissions de scope 2:

La part des énergies renouvelables dans ce mix énergétique est de 11 %, dont environ deux tiers sous forme de certificats d’énergie renouvelable (sites utilisant de l’électricité 100 % renouvelable) et un tiers résultant du mix énergétique des pays. Cette part d’énergie renouvelable a augmenté de 68 % entre 2009/10 et 2015/16 principalement grâce à l’achat de certificats d’énergie renouvelable

Bonne pratique :

Le site de Nashik, en Inde, a implanté en 2015 plus de 5 000 m2 de panneaux solaires sur les toitures de ses bâtiments de production, avec une puissance installée de 345 kW.

Les émissions dites « indirectes » sont celles causées par les fournisseurs des produits et services achetés (essentiellement emballages, matières premières, et services logistiques).

La démarche d’écoconception des produits engagée depuis 2008 participe à la réduction des émissions de CO2 liées à l’approvisionnement en emballages, mais aussi à celles liées à la chaîne logistique. Elle est détaillée dans la section suivante du présent rapport.

Les équipes logistiques sont activement impliquées dans la réduction des impacts environnementaux du Groupe. Elles travaillent sur plusieurs leviers :

- le type de transport : 80 % des transports sont réalisés par bateau, un mode de transport peu consommateur d’énergie. Les 20% restants sont optimisés, grâce à une planification précise des chargements et des itinéraires.

- la planification : Elle permet d’établir un planning de production plus stable sur un horizon plus long et d’optimiser les flux de transport.

- l’optimisation des chargements : La taille et le format des containers sont harmonisés afin d’optimiser le remplissage des véhicules. La mutualisation est privilégiée afin d’augmenter les taux de chargement des camions.

Bonne pratique :

Aux Etats-Unis, où les transports terrestres sont importants, Pernod Ricard est membre du programme « Smart Way Transport Partnership », qui vise à réduire l’empreinte carbone des transports.

Des actions ayant mené à une diminution des émissions de scope 1 et 2:

Sur le long terme on observe une nette baisse des émissions de CO2 par unité : - 25 % entre 2009/10 et 2015/16, ce qui s’explique principalement par la politique d’amélioration de l’efficacité énergétique des sites de production et par l’évolution progressive vers un mix énergétique moins carboné  En complément des efforts de réduction des émissions, diverses initiatives sont par ailleurs engagées pour tendre vers la neutralité carbone.

Bonne pratique :

En Suède, The Absolut Company poursuit depuis de nombreuses années ses efforts vers l’excellence environnementale. Dans un premier temps le process industriel de la distillerie de Nöbbelöv a été l’objet de toutes les optimisations, faisant d’elle l’une des plus efficaces au monde au plan énergétique. Ensuite, la filiale a procédé au remplacement de ses sources d’énergie carbonée par des énergies plus propres : les trois sites de production sont désormais alimentés en électricité renouvelable, et la chaudière au mazout du site d’embouteillage d’Ahus a fait place à l’utilisation du chauffage urbain, divisant par quatre les émissions de ce dernier site. Enfin, pour parvenir à la neutralité carbone de la distillerie, la filiale s’est engagée dans un programme de compensation, par lequel elle contribue à réduire un volume d’émission de CO2 équivalent à ses propres émissions résiduelles de Scopes 1 et 2

Roadmap 2020 ; Développer des produits durables et réduire l’impact des déchets

L’impact de nos activités sur l’environnement commence dès la conception de nos produits et se poursuit tout au long de leur cycle de vie. Pour réduire cette empreinte, Pernod Ricard applique les principes de l’écoconception dans le développement de ses nouveaux produits ou emballages, avec une attention portée aux déchets générés tout au long de la chaîne de production. Une gestion durable de nos marques que les consommateurs attendent.

Notre stratégie s’appuie sur deux démarches complémentaires.

- la mise en oeuvre des principes de l’écoconception des emballages, à savoir :

     - l'évaluation de l’empreinte environnementale des produits,

     - choix de matériaux d’emballage durables et recyclables,

     - optimisation de la quantité de matière utilisée (verre, carton, plastique),

     - participation à des systèmes de collecte des emballages usagés pour soutenir le recyclage ;

- la réduction, le recyclage et la valorisation des déchets sur les sites industriels avec l'ambition d’atteindre l’objectif de « zéro déchet en décharge » et de diminuer la quantité des déchets incinérés.

La démarche d’écoconception du Groupe a été engagée dès 2006 et elle est aujourd’hui déployée autour des leviers suivants :

- la Politique Environnementale qui définit les engagements du Groupe en termes d’écoconception ;

- le pilotage de la démarche à travers le déploiement de la Roadmap Environnement du Groupe qui définit les actions à réaliser d’ici 2020 :

- un outil interactif d’aide à la conception pour les équipes du Marketing, du Développement Produit et des Achats ;

- une collaboration continue avec les fournisseurs et clients de Pernod Ricard pour améliorer l’impact environnemental de nos emballages tout au long de leur cycle de vie.

- le suivi d’indicateurs clés afin de suivre l’application de la démarche : un logiciel d’Analyse de Cycle de Vie du produit, permettant aux principales Sociétés de Marques d’évaluer l’impact environnemental de leurs nouveaux développement ;

L’objectif étant de tendre vers 100 % d’emballages recyclables au niveau du consommateur d’ici 2020 bonne pratique : en 2015 The Absolut Company a lancé une version allégée de sa bouteille iconique : le gain de poids est de - 13 % en moyenne selon les formats, tout en augmentant le niveau de qualité perçue par le consommateur.

Les sites de production génèrent différents types de déchet :

- des déchets d’emballages (verre, papier, carton et plastique) ;

- des déchets issus de la transformation des matières premières agricoles (marcs, rafles, lies, etc.). Seuls sont considérés comme déchets ceux envoyés en décharge ou en incinération, les autres fractions étant valorisées en tant que sous-produits (alimentation animale principalement) ;

- des déchets issus de l’activité même du site (boue de station d’épuration, déchets de bureaux, déchets verts, etc.)

Sur 35 366 tonnes générées en 2016 , 32 273 tonnes ont pu être recyclées via diverses filières, soit un taux de recyclage de 91 %. Par ailleurs, 2 724 tonnes ont dû être mises en décharge et 369 tonnes incinérées

Pour la période 2009/10 à 2019/20, le Groupe s’est fixé comme objectif de tendre vers le « zéro déchet en décharge

Bonne pratique :

En France, la société REVICO valorise en biogaz les vinasses issues de la production des distilleries de cognac de Martell & Co ; au Mexique, la distillerie d’Arandas a développé un procédé original de traitement des résidus d’agave issus de la distillation de la tequila, permettant de les transformer en compost et en engrais organique