Omar Victor Diop

Campagne Artistique 2016/2017

Le continent Africain est la «nouvelle frontière» de Pernod Ricard, qui y a ouvert 6 filiales depuis 5 ans. C’est donc tout naturellement que le Groupe a proposé une « carte blanche » à l’artiste sénégalais Omar Victor Diop. Pour cette 41ème carte blanche confiée par Pernod Ricard à un artiste, Omar choisit de représenter des collaborateurs issus des filiales africaines du Groupe, et d’incarner le lien qui les unit à leurs collègues du reste du monde. Chacun des 17 collaborateurs africains partage son portrait avec l’un de ses collègues à travers le monde, le portant en médaillon sur les costumes créés spécialement par la styliste sénégalaise Selly Raby Kane. Pour ceux qui construisent le futur de Pernod Ricard sur le continent africain jour après jour, poser pour un portrait avec un costume à l’effigie d‘un collègue, c’est le plus bel hommage que l’on puisse faire à la culture de partage et d’esprit d’équipe du groupe. Pour chacun d’eux, c’est une rencontre hors norme, l’expérience inédite d’inspirer un artiste, de devenir les modèles d’une mise en scène flamboyante. 

Les 17 collaborateurs modèles ont porté avec fierté les valeurs de Pernod Ricard, et démontrent dans leurs métiers respectifs que la réussite, personnelle et collective, est en grande partie liée au « Mindset », cet état d’esprit que partagent les 18 000 collaborateurs à travers le monde. 

Interview de Omar Victor Diop

Dites-en nous plus sur vous, Omar.

Je suis photographe, j’ai 35 ans et je me spécialise dans le portrait et l’autoportrait. Je suis tombé dans la photographie sans jamais faire la moindre école d’art. J’ai travaillé dans le secteur privé pour plusieurs multinationales aussi bien au Sénégal que sur le reste du continent africain. J’ai commencé la photo en 2011, un peu pour occuper mes dimanches. J’invitais qui voulait à une séance de photos la plus déjantée possible dans mon studio. À ma grande surprise, ma première vraie série, intitulée « le futur d’Hugo », a été sélectionnée aux rencontres photographiques de Bamako. Un démarrage en grande classe ! Après, tout s’est enchaîné. J’ai quitté mon dernier emploi en 2012 pour devenir photographe à plein temps. 

Quelle est votre démarche ?

Peintre raté et écrivain paresseux, j’essaie de faire tout cela avec un appareil photo. Dans chacune de mes images, je raconte une personne à travers le choix des couleurs, du graphisme, du stylisme, l’attitude que je suggère et que je n’impose jamais. La plupart du temps, j’écris ces images avant de les réaliser. À travers ces personnes, je raconte un contexte, principalement l’Afrique ou plutôt Les Afriques, parce qu’il y a autant d’Afriques que d’africains,  environ 1,1 milliard. Il y a une vraie tradition du portrait en Afrique, à travers de grands maîtres comme Malik Sidibé, Seydou Keïta ou Mama Casset. Je travaille en couleurs, paraphrasant le peintre populaire congolais Chéri Samba qui dit que les couleurs sont des émotions.

Comment avez-vous imaginé votre projet avec Pernod Ricard ?

J’ai senti lors de mes conversations avec l’équipe Pernod Ricard une envie de célébrer les collaborateurs et de souligner cette convivialité interne, une grande estime mutuelle. Sur le continent africain, il est de tradition, pour les grandes occasions, d’imprimer un tissu avec des médaillons à l’effigie de la personne que l’on veut célébrer. J’ai pensé que ce serait très intéressant d’appliquer cette tradition au mindset Pernod Ricard. Et puis ce projet Pernod Ricard me permet de rajouter des chapitres à la narration de mon contexte africain. 

De quelle manière avez-vous travaillé sur cette série ?

Concernant le stylisme, j’ai fait appel à Selly Raby Kane, créatrice sénégalaise que je respecte énormément, qui réussit à exprimer une forte identité africaine dans un contexte international, universel. Nous avons conçu ensemble un moodboard, pour donner un esprit. Elle m’a proposé des croquis qui correspondaient exactement à ce que j’imaginais, à partir desquels on a commencé la réalisation, le choix des tissus, notamment le Wax et le Basin. 

Travailler avec les collaborateurs de Pernod Ricard a t-il eu une influence sur votre approche artistique ?

C’est un exercice nouveau mais très intéressant car je vois l’aspect humain des collaborateurs. Il y a une vraie cohésion et j’essaie de m’en servir comme fil conducteur d’un portrait à un autre. J’ai décidé de ne pas être très impliqué dans le casting car je voulais que Pernod Ricard mette en avant les gens qui, pour le Groupe, représentent la diversité et la vivacité des équipes africaines, ainsi que cette notion de tandem entre le médaillon et le modèle. Tout ça crée des dynamiques assez subtiles, qui entrent en jeu au moment de composer le set. Le fait qu’un groupe international décide de se tourner vers ses équipes les plus jeunes pour les mettre en valeur c’est quand même très beau, j’aimerais qu’il y ait des choses comme ça partout.
 

 

What is your approach?

As a failed painter and a lazy writer, I try to do it all with a camera. In each of my pictures, I reveal a person through the choice of colours, graphics, styling, and an attitude that I suggest but never impose. Most of the time, I write these pictures before I take them. Through these people, I relate an environment, mainly Africa, or rather Africas, because there are as many Africas as there are Africans - there are about 1.1 billion. There is a real tradition of portraiture in Africa, through great masters like Malik Sidibé, Seydou Keïta and Mama Casset. I work in colour, paraphrasing the popular Congolese painter Chéri Samba who said that colour is emotion.
 

 

How have you imagined your project with Pernod Ricard?

During my conversations with the Pernod Ricard team, I sensed a desire to celebrate employees and to underline this internal togetherness, this great mutual appreciation. To mark major occasions in Africa, it is traditional to print miniatures of the person to be celebrated on fabric. I thought that it would be really interesting to apply this tradition to the Pernod Ricard mindset. This project with Pernod Ricard allowed me to add chapters to the story of my African background. 
 

 

How have you worked on this series?

In terms of styling, I worked with Selly Raby Kane, a Senegalese designer for whom I have enormous respect, who successfully expresses a strong African identity within an international and universal context. Together we created a moodboard to instil a spirit. She put forward sketches, which were completely in line with what I was thinking, and those were our starting point for the project and the choice of fabric, in particular Wax and Basin. 
 

 

Did working with Pernod Ricard employees influence your artistic approach?

It was a new yet highly interesting exercise, as I saw the human side of employees. There is genuine cohesiveness and I have tried to use it as a common thread running through the portraits. I decided not to be too involved in the casting as I wanted Pernod Ricard to put forward the people who, for the Group, represent the diversity and vibrancy of the African teams, as well as that notion of collaboration between the miniature and the model. All this created quite subtle dynamics, which came into play when the set was arranged. The fact that an international group decided to focus on its younger employees in order to showcase them is actually a great thing, I would love to see things like that everywhere.