Kourntey Roy

 

Go the Extra Mile - Alexandre Ricard

La Carte Blanche que nous confions chaque année à un photographe de renom représente bien plus qu’un simple exercice d’esthétique. Elle doit dépeindre l’un des traits caractéristiques de la culture et de l’état d’esprit de Pernod Ricard. Après « Vision » ou « Inspiring Action », c’est cette année la capacité de dépassement propre à nos 18 500 collaborateurs que la photographe canadienne Kourtney Roy a su retranscrire au travers de 18 instantanés : « Go the Extra Mile ».

Pour la neuvième année consécutive, ce sont nos collaborateurs qui sont les visages de cette campagne, parce qu’ils sont à la fois la plus belle richesse de Pernod Ricard et les meilleurs ambassadeurs de ses valeurs. Chaque jour, ils portent partout dans le monde les couleurs du Groupe avec ce mélange de fierté, de passion et d’enthousiasme que vous reconnaîtrez jusque dans cette série de portraits.

Qu’ils soient à la ville brand manager, responsable sécurité ou business analyst, nos 18 collègues se sont dépassés pour se glisser dans les habits de personnages du septième art. Cette campagne se regarde comme un film. Laissez-vous embarquer par son casting et sa réalisatrice qui vous emmèneront vers cet « extra mile ».

 

 

 

Interview - Photographe Kourtney Roy

Comment définiriez-vous votre travail ?
Je dirais que c'est une sorte de mélange entre mise en scène, photographie construite mais aussi photographie spontanée. J'adore voyager, et vais aux US ou au Canada prendre mes photos… Alors j'ai progressivement développé ce style basé sur le fait d'avoir tous mes accessoires dans le coffre de ma voiture : perruques, maquillage, vêtements, équipement technique…
 

Qu'avez-vous pensé de cette Carte Blanche ?
J'ai été ravie d'obtenir cette Carte Blanche, qui me permet de faire mes photos à ma manière. J’ai pu faire le casting, choisir les styles, tout. C’était un chemin qui a pris du temps pour la préparation mais tout s’est ensuite déroulé très vite. Les modèles étaient incroyables, j'avais peur qu'ils soient timides, mal à l'aise, mais tout le monde a vraiment joué le jeu. Je pense que le fait de les déguiser, les coiffer et les maquiller a beaucoup aidé car cela change la personnalité. Ils n’ont plus rien eu à faire, c’est leur apparence qui a parlé pour eux.
 

Comment prend-on des employés de Pernod Ricard pour les transformer en star de cinéma ?
Ce n’était pas un problème de les transformer en mini star d'un jour. Ils se sont portés candidats car ils avaient clairement envie de se donner entièrement. C’était très excitant pour eux, c’est spécial, je pense qu’ils ont vraiment aimé et ont changé leurs coiffures, leurs maquillages et costumes. Tout le monde peut être un héros de film une fois en costume sur un plateau.
 

Un message pour Pernod Ricard ?
Il n’y a pas beaucoup de projets comme celui-ci, où en tant qu'artiste vous pouvez aller travailler où vous voulez et faire ce qui vous passe par la tête sans que votre client ne vous dise « plus de ceci » ou « plus de cela ». Cela arrive une seule fois dans la vie d’un artiste. J’étais très enthousiaste et suis très heureuse du résultat.

 

Kourtney Roy

Kourtney Roy est née en 1981, dans l’Ontario, au Canada. Fascinée par la création d’une mythologie tragique du soi, elle imagine un univers intime où se côtoient merveilleux et mystère. Avec son écriture photographique, les lieux et espaces sont des sources d’inspiration dont la poétique souligne la banalité et le quotidien.

Ses études de photographie à l’Emily Carr University of Art and Design de Vancouver et à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris lui permettent de forger une esthétique léchée, qui imprègne parfaitement le papier glacé. Affectionnant l’autoportrait et le postiche, Kourtney Roy se met en scène, le plus souvent seule, dans un rapport au monde aussi décalé que fantasmé. Les personnages qu’elle incarne sont tristes et impassibles, figés dans une existence ordinaire qui semble se faire l’écho d’une époque passée. Grandes étendues fantômes, décors cinématographiques, artifices de la culture populaire sont autant de réminiscences qui hantent ces images délectables. Un monde vernissé qui se craquelle sous les accès d’autodérision chers à la photographe.

Empreintes d’un charme noir qui doit aussi bien au grotesque de situations faussement tranquilles qu’à leur tension trouble, ses photographies ont notamment été récompensées par le Prix PICTO en 2007, l’Emily Award au Canada en 2012, La Carte Blanche PMU/Le Bal en 2013, et par sa nomination pour le Prix Elysée au Musée de l'Elysée à Lausanne en 2014.

Kourtney Roy a exposé en France et à l’étranger. On a pu voir son travail au festival Planche(s) Contact à Deauville en 2012, au festival Portraits(s) à Vichy en 2015, au Bal, Paris, en 2014 et au Château d’Eau à Toulouse en 2017. Son travail a également fait l’objet d’expositions en Chine, aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse, au Musée de l'Elysée, en Australie dans le cadre du Head On Photo Festival de Sydney en 2013 et à Moscou pour la Biennale Photo 2017. Le travail de Kourtney Roy a fait l'objet de plusieurs publications dont celle pour son exposition au Bal : Ils pensent déjà que je suis folle, un livre d'artiste Enter as Fiction publié par Filigranes Editions et Northern Noir publié aux éditions La Pionnière. Son dernier livre California a été édité par les Editions Louis Vuitton.